Tous les articles par Marylène Delmarre

Bonne Année 2021

Chers amis Pillois et amoureux des Pilles, chers amis adhérents,

L’année 2020 s’achève tout doucement et malgré le confinement, notre association a essayé de poursuivre son devoir de mémoire et ses activités :

  • Assemblée Générale masquée en août
  • Mise en place de panneaux historiques dans le village
  • Préparation avec Alexandre Vernin d’un nouveau bulletin dédié aux cadastres des Pilles
  • Appel à souvenirs pour la période 1944 – 1968.

Que l’an 2021 vous apporte Santé, Joie et Bonheur !

Je vous remercie d’avance de votre participation « distanciée » à nos activités. Profitez de ces moments pour plonger dans vos archives familiales riches en évènements et nous envoyer vos trouvailles.

Bonne et Heureuse Année à Tous

Marylène Delmarre,  Présidente

La crèche provençale : le santoun

Vidéo :cliquer sur le lien  Crèches des Pilles de 2014 à 2019

Ce personnage insigne, le santon (du provençal « santoun », c’est-à-dire « petit saint »), est riche d’une longue histoire qui plonge ses racines au plus profond des premiers temps chrétiens. Ainsi, à Rome, dans une chapelle des catacombes de Saint-Priscille, une fresque de la première moitié du Ier siècle montre l’une des : premières figurations connues de la crèche. Dans une salle contiguë, on voit l’Adoration des Mages que l’on retrouve, peinte au IIIe siècle, dans une galerie voisine.

Au IVe siècle la crèche s’enrichit de l’âne et du bœuf que l’on trouve sur un mur du cimetière romain de Saint Sébastien. Des écrits apocryphes mentionnent cet âne, ce bœuf, qui sont absents de l’Evangile. Cette crèche un peu plus complète, la voici au grand jour sur des parois de sarcophages des IVe et Vè siècles aux lieux chrétiens les plus célèbres : Rome, bien sûr, Milan, Mantoue, Ancône, Syracuse, Arles, Saint Maximin où les provençaux la chérissent. Mais plus secrète, elle orne manuscrits, miniatures, tissus, ivoires, pierres et peintures orientales. Une opinion bien ancrée veut que la crèche soit un acte d’amour franciscain ; que ce soit François d’Assise lui-même qui, le premier, ait fait une crèche vivante à Greccio : celle que Giotto a prise comme sujet d’une de ses plus belles fresques. Comme on le sait, la mère de François était de Beaucaire (d’autres disent de Tarascon). Continuer la lecture de La crèche provençale : le santoun

Traditions Provençales 3 : Les Treize desserts

A Noël, les familles provençales ont pour habitudes de présenter, sur un grand plateau, les Treize desserts typiques. Entre autres:

la pòmpa a l’òli, la pompe à l’huile: une brioche plate à l’huile d’olive et à l’anis; les quatre mendiants: représentant les différents ordres religieux catholiques ayant fait vœu de pauvreté : noix et noisettes pour les augustins, figues sèches pour les franciscains, amandes pour les carmes et raisins secs pour les dominicains ; les pommes ; les poires ; le verdaù (melon vert conservé dans le grain) ; le nougat noir et le nougat blanc ; les sorbets ; les raisins frais.

On trouve aussi:

les mandarines ; des confiseries : truffes au chocolat, fruits confits, calissons… ; la pâte de coing ou la pâte d’amande, ou d’autres fruits ; les bugnes, ou merveilles, ou oreillettes : petits beignets à la fleur d’oranger ; les dattes.

Selon la tradition, chaque convive doit manger un peu de chaque dessert pour s’assurer bonne fortune pour toute l’année.

Frédéric Mistral (18301914), donne la définition de ce que sont les quatre mendiants en Provence « Figues, noix, amandes et raisins secs ». Il précise que ces mendiants sont aussi dénommés pachichòis dAvignon à Marseille.

Traditions Provençales 2 : Le gros souper

Le gros souper (lou gros soupa, en provençal), était le repas maigre traditionnellement pris en famille le 24 décembre, avant la messe de minuit.

La table dressée comportait trois nappes de taille décroissante : une pour le « gros souper », une pour le repas du jour de Noël, le lendemain midi — repas composé de viandes —, et enfin la dernière pour le soir du 25 où les restes trônent sur la table.

Sur ces nappes, on dépose les blés ou les lentilles de la Sainte-Barbe, une branche de houx pour apporter le bonheur, ainsi que trois bougies. Le pain, posé à l’endroit, est coupé en trois : la part du pauvre, la part des convives et la part fétiche qu’on conserve dans une armoire. Il ne faut donc pas oublier de mettre un couvert de plus : le couvert du pauvre. Pauvre, désigne celui qui est décédé mais ce peut être aussi un mendiant qui passe et demande l’aumône. La part du pauvre est une survivance de la manne que les Romains offraient à leurs ancêtres.

Le repas maigre servi n’en était pas moins fastueux. Il commençait par l’aigo boulido, se continuait par des plats de poissons dont l’alose à l’étouffée, la morue à la raïto, et de légumes, dont les épinards aux escargots4. Après avoir dégusté les sept plats maigres de poissons et de légumes, on pose sur la table les treize desserts que l’on mangerait au retour de la messe de minuit avec le vin cuit et, pour les affamés, se servait la petite oie

 

Traditions Provençales 1 : Cacho-Fiò

En Provence, la soirée de Noël commençait par l’ancienne coutume païenne du cacho fio.

Cet allumage rituel de la bûche de Noël (calendau, en provençal) correspondait à un rite du feu caché et présageait le retour du feu neuf, le feu du premier soleil de la nouvelle année.

Avant le gros souper le plus jeune de la famille et le patriarche choisissent la plus grosse bûche de bois de la maison (poirier, cerisier, olivier) et la tiennent chacun à une extrémité. Cela représente l’année qui commence et celle qui finit. Ils font trois fois (symbole de la trinité) le tour de la table avec et la mette dans la cheminée. L’aïeul arrose alors la bûche d’un peu de vin cuit en prononçant les paroles :

Cacho-fiò
Bouto-fiò

Alegre, Diou nous alegre,

Calèndo ven, tout ben ven,

Diou nous fague la graci de veïre l’an que ven

E se noun sian pas mai que noun fugen pas mens.

Bûche de Noël,
Donne le feu

Allégresse, allégresse !

Mes beaux enfants, que Dieu nous réjouisse !

Avec Noël tout bien vient,

Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient,

Et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins.

4 décembre : le blé de la Sainte Barbe

Le 4 Décembre, pour la Sainte-Barbe, chacun doit semer du blé (ou des lentilles) sur du coton imbibé d’eau dans une coupelle. La coutume populaire y appose l’adage « Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! » : Quand le blé va bien, tout va bien ! (Blé bien germé, c’est la prospérité pour toute l’année).

Ces graines produisent de jeunes pousses très vertes et très décoratives qui serviront à décorer la crèche de Noël. (Une autre version consiste à arroser des grains de blé disposés dans une grosse pigne de pin).

Une bonne pousse est signe d’abondance et de prospérité pour l’année à venir. Cette tradition nous vient des anciens qui plantaient un échantillon de leur blé pour savoir si la récolte à venir allait être bonne et remonterait même à l’époque romaine.

APPEL à Souvenirs !

Vos archives familiales sont une part de l’Histoire

Vous avez vécu aux Pilles entre 1945 et 1968.

Vous  avez gardé des souvenirs plein la tête.

N’hésitez pas à nous les écrire afin de faire connaître la vie au village à cette époque.

Vous pouvez aussi nous faire parvenir des photos, cartes postales, articles de journaux, documents de famille, etc… Ils seront copiés et restitués.

Aidez-nous à conserver une page de l’histoire de notre village. Vous êtes les témoins d’un passé encore proche dont les générations futures ont tant besoin pour se construire car il constitue nos racines.

Nous vous remercions par avance de votre concours à ce travail de mémoire.

Marylène DELMARRE

Présidente de l’association LPHP

Pour tout renseignement s’adresser à

l’Association « Les Pilles, Histoire et Patrimoine »

26 Grande Rue – 26110 LES PILLES

lespilles.histoireetpatrimoine@gmail.com

06 70 09 36 37